UNE CENTAINE DE PERSONNES RASSEMBLÉES POUR SOUTENIR SEPT MILITANTS JUGÉS POUR AIDE AUX MIGRANTS

Ce mardi 7 octobre, ils étaient près d’une centaine à se réunir devant le tribunal judiciaire de Bayonne. À l’appel du collectif "J’accuse", composé de 80 structures associatives et politiques, les manifestants sont venus apporter leur soutien à sept militants poursuivis pour avoir aidé 36 migrants à franchir la frontière franco-espagnole à Hendaye, en mars 2024.
Les faits remontent à la Korrika, course populaire en faveur de la langue basque, qui traverse le Pays basque nord et sud. À cette occasion, les militants avaient accompagné les migrants sur le Pont Saint-Jacques, dans une action revendiquée publiquement sur les réseaux sociaux.
Des peines requises par le parquet
Un an et demi après les faits, le parquet a requis des amendes allant de 1 000 euros avec sursis à 1 500 euros, dont 500 avec sursis, à l’encontre du principal prévenu, le syndicaliste Eñaut Aramendi.
Soutien politique local
Plusieurs élus du Pays basque ont exprimé leur soutien aux prévenus. Les maires d’Urepel, Sare, Ciboure, Urrugne et Saint-Étienne-de-Baïgorry ont signé un manifeste demandant leur acquittement. Les trois députés du territoire, Iñaki Echaniz, Peio Dufau et Colette Capdevielle, ont également pris la parole depuis Paris : « Le Pays basque doit rester une terre d’accueil et non une terre de deuil. La solidarité n’est pas un crime », ont-ils déclaré.
Le verdict est attendu dans les prochains jours. En attendant, les soutiens restent mobilisés, déterminés à défendre une action qu’ils jugent légitime et humanitaire.
FOTO j.p.h





